Geekeries

A Game Of Thrones, le jeu de plateau

30 Mai 2013

Je sens qu’on a été très nombreux à pleurer toutes les larmes de notre corps sur le fait qu’il n’y avait pas d’épisodes de Game Of Thrones cette semaine, surtout au vu de l’épisode de malades qui nous attends pre season finale oblige ! Je me suis dit que du coup cet article pourrait panser un peu vos cœurs meurtris et vous donnez des idées pour occuper la longue année à venir une fois cette saison terminée et les livres relus pour la 15ème fois. Je vais en effet vous présenter le jeu de plateau Game of Thrones, et on va commencer avec ce que l’éditeur en dit :

Emparez-vous du Trône de Fer et régnez sur Westeros ! Le roi Robert Baratheon est mort, et les sept couronnes se préparent à la guerre. La Maison Lannister, dont la fille Cersei était la reine de Robert, réclame le trône pour son jeune fils Joffrey. Sur l’île de Peyredragon, Stannis Baratheon, le frère de Robert, demande légitimement le trône pour lui-même. Sur les Iles de Fer, la Maison Greyjoy est sur le point de s’embarquer pour une seconde rébellion, mais cette fois avec un objectif plus ambitieux. Au nord, la Maison Stark rassemble ses forces pour défendre ses droits, et au sud la riche Maison Tyrell entretient la vieille ambition de s’asseoir sur le Trône de Fer mais doit se prémunir de l’envie de vengeance de l’ancienne Maison Martell. Et pendant ce temps, au-delà du Mur dans le grand nord, la menace des sauvageons se fait toujours plus forte. Les armées s’assemblent et les corbeaux volent, la bataille des rois devient inévitable.

Donc comme son nom l’indique, ce jeu de plateau est basé sur la série de romans de notre cher R.R. Martin. Il est prévu pour 2 à 6 joueurs mais soyons honnêtes à moins de 4 il ne révèle pas tout son vrai potentiel. Parce que le Trône de Fer tient plus de Diplomatie que du bon vieux Risk chiant à en mourir : le but ici c’est de lier des alliances pour mieux poignarder une fois le moment opportun, d’accumuler les points de pouvoir par vos conquêtes militaires et ce afin de conquérir un maximum de châteaux qui vous assureront la victoire en fin de jeu. Sans compter que face à des attaques des Sauvageons, il faudra mettre la main à la bourse pour ne pas perdre sa place sur la ligne d’influence !

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Les Greyjoys sont un peu dans la panade, encerclés des Stark et Lannister.

Comment on joue ?

Une partie se compose de dix tours pour une durée de jeu de 3 à 5h selon les nombres de joueurs. A chaque début de tour le premier geste à faire est de tirer les cartes évènements sauvageons afin de lancer des évènements qui peuvent être bénéfiques ou handicapants pour les joueurs (pas de levée d’armées, remise en jeu des influences, réévaluations des ravitaillements, etc).

Ensuite, les joueurs donnent à toutes leurs unités un ordre d’actions. Ils sont posés face cachés puis révélés en même temps une fois le tour planifié, sachant que tous les joueurs jouant le même ordre le font selon leur place sur le rail d’influence dans l’ordre suivant :
– Les raids, qui permettent d’annuler une action de consolidation ou de supports, mettant sacrément le bazar dans votre stratégie bien huilée ;
– Les marches ensuite, qui prennent valeur d’attaques lorsque votre armée marche dans une zone déjà occupée par votre ennemi et qui donnent lieu à une bataille ;
– Les défenses, qui marchent seulement en cas d’attaques et donnent des bonus aux attaqués ;
– Les supports, encore une fois qui marchent en cas d’attaque et qui rajoutent des troupes aux attaquants et/ou défenseurs (sachant que n’importe qui peut décider de supporter qui il veut les alliances peuvent se renverser sur le champ de bataille) ;
– Les consolidations, qui permettent de lever une armée hors évènement, de gagner des points de pouvoir ou d’en dépenser pour ajouter une province à votre cheptel.

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Les cartes évènements liées aux Sauvageons

En cas de bataille, il faudra compter les points d’attaque des unités en n’oubliant pas les divers supports (un fantassin = 1, un bateau = 1, un cavalier = 2, une unité de siège = 1) sachant qu’un bateau peut supporter une bataille au sol mais que l’inverse (cavalier/fantassin/unité de siège aidant un bateau) n’est pas possible, et aussi les bonus de défenses-attaques de chacun. A ceci vous rajoutez une carte de maison choisie par vous même que vous placez face cachée et qui est sensée vous apportez un avantage : il y a autant d’actions que de cartes personnages, mais sachez que certaines permettent de protéger vos unités en cas de défaite ou bien d’en tuer une adverse en cas de victoire. Si jamais il y a égalité, c’est le joueur le plus influent sur les fiefs (et possesseur de l’épée) qui tranche à sa guise en faveur des belligérants. D’où l’avantage d’être dans ses petits papiers, bien sûr.

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Les cartes de maisons, dans cette dimension alternative où Ned ne serait pas mort

Mais j’ai parlé de remises en jeu des influences plus haut et je ne vous ai toujours pas expliqué à quoi cela servait ? Lorsque cet évènement arrive, tous les joueurs doivent enchérir secrètement pour acquérir un des trois titres d’influences en utilisant leurs point de pouvoir qui seront bien évidemment perdus en cas de défaite comme de victoire. Ces trois titres sont liés à :
– l’influence sur le Trône de fer, symbolisé par le jeton Trône de Fer, qui détermine l’ordre de jeu durant les tours ;
– l’influence sur les Fiefs symbolisé par une épée en acier valyrien, qui permet de trancher en cas d’égalité lors d’une bataille et qui rajoute également systématiquement un point en bataille à son porteur ;
– l’influence à la Cour, symbolisé par un corbeau, qui alloue son maître à modifier ses ordres une fois les jetons d’ordres révélés et également de découvrir les cartes évènements avant leur apparition. Il permet aussi de décider ou non d’une remise en jeu des influences sur certaines cartes évènements.

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Les fameux jetons, on voit le travail apporté au jeu qui est vraiment splendide !

Pourquoi acheter la deuxième édition ?

Déjà tout simplement parce qu’il est plus facile de mettre la main dessus ! Ensuite pour une raison toute simple, la plupart du temps les premières éditions sont trop souvent un peu bancales, avec des règles du jeu pas toujours claires et des problèmes d’équilibrages : sans partir dans tes termes alambiqués de game designer, certaines maisons sont beaucoup trop puissantes par rapport à d’autres, certaines mécaniques ne rapportent pas assez (comme les rails d’influence etc) et donc fatalement le jeu se retrouve à être moins amusant qu’escompté. C’était d’autant justifié que dans cette édition, les deux extensions A Clash of Kings (avec l’ajout de la famille Martell et des ports) et Storm of Swords (plus grande importance des sauvageons) étaient incluses.

Quant à pourquoi j’ai acheté le jeu en anglais, c’est tout simplement parce que lisant les livres et regardant le show dans cette langue je trouvais plus commode de me procurer cette version (surtout que je fais encore des cauchemars après avoir lu « francs courriers » pour bloodriders -sang-coureurs littéralement-). Mais si vous n’êtes une maniaque en ce qui concerne l’exactitude d’une traduction et au vu des efforts mis dans cette deuxième édition, vous n’aurez pas trop de remords à vous procurer la version française.

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Le meilleur pour la fin, l’énoooooorme plateau de jeu.

En gros

Sachez que je suis d’habitude extrêmement hermétique aux jeux de stratégies-tactiques en règle générale et que j’ai A-DO-RÉ les parties que j’ai pu faire de Game Of Thrones qui est beaucoup plus stimulant et intéressant. Le système de jeu est très riche mais relativement facile à prendre en main. J’ai acheté cette version chez Phillibert dont j’ai été ravie du service (livré en deux jours après achat, parfaitement emballé). Vous trouverez sans doute ça un peu cher, mais au vu du contenu de la boîte et de la qualité du jeu il vaut totalement ces 50€ ! Et ne vous rabattez pas sur le jeu de carte malheureux, il est lui par contre complètement nul !

  • Je sens que jevais mettre plus d’une heure pour comprendre les règles mais il faut absolument que j’essaye, éventuellement avec une bonne bière à mes côté ! *puppy eyes*

    • Rehem

      Et bien on sait comment occuper les longues soirées d’été ! Une fois qu’on se sera bien installés à Montreuil, tu seras la bienvenue pour une partie et un repas avec une bière ^^
      Il faudra juste prévoir un peu à l’avance qu’on soit assez pour rendre la partie intéressante.